« La beauté est dans l’âme de celui qui regarde »
« Il n’y a pas de jour ordinaire, tant que ses jours ne sont pas comptés »
Rosa Candida
Words & voice
« La beauté est dans l’âme de celui qui regarde »
« Il n’y a pas de jour ordinaire, tant que ses jours ne sont pas comptés »
Rosa Candida
Words and voice se fait une beauté avec ce nouveau logo spécialement créé par une très bonne amie.
Merci G ! J
PS : Pour tous ceux qui souhaiteraient personnaliser leur blog avec des images et des logos faits sur mesure, n’hésitez pas à me contacter. Je me ferais un plaisir de vous mettre en relation avec G.
Bon week-end à tous!
Wordsandvoice
Le lendemain, je me réveille en fin de journée avec la gueule complètement explosée et un mal de tête phénoménal. Ma première pensée fut de la chercher dans le lit mais elle n’est plus à côté de moi. Je reste longtemps les yeux dans le vague, puis je me rappelle d’un coup d’Alex. J’ai oublié jusqu’à son existence hier soir mais je ne m’inquiète que très peu. Alex est un électron libre qui retombe toujours sur ses pattes. Je me promets de l’appeler dans la semaine pour prendre de ses nouvelles.
Au bout d’une heure à fixer mon plafond, sans force ni motivation, je finis par me lever. Je vais dans la salle de bain pour me brosser les dents et me laver le visage. Je me contemple longuement dans le miroir en essayant de faire le vide, de ne pas penser à elle et au mal qu’elle m’a fait en partant sans mot, telle une voleuse. Elle agit comme la dernière des garces alors qu’elle vaut tellement plus. C’est vrai que je la connais à peine mais je sais au fond de moi, dans mes tripes qu’elle est quelqu’un de bien. Se sont ses yeux qui me l’ont dit.
Je vais à la cuisine me faire un café bien corsé pour finir de me réveiller. La tasse à la main je vais m’installer dans le séjour où j’essaye de résister à l’envie de lui écrire mais n’y arrive pas. Alors je lui envoie un message pour m’assurer qu’elle est bien rentrée.
Lorsqu’à mon réveil le dimanche je n’ai toujours pas de réponse, je comprends que notre histoire n’ira pas au-delà de la nuit précédente, mais que contrairement à ce que je pensais, elle est la seule à en avoir décidé. Mon cœur en éclats me pousse à reconnaitre que je désirais plus, que j’avais toujours désiré plus d’elle. Comme si j’étais amoureux d’elle avant même de l’avoir connu. Je suis si rapidement devenu accro à elle qu’elle est comme une drogue pour moi. Quand elle est là j’en veux plus, toujours plus et quand elle m’abandonne je suis en manque d’elle physiquement, sentimentalement, atrocement.
Lundi, je me réveille en colère contre elle. Je pense à Joanna et je suis heureux qu’elle soit de retour. Je compte sur elle pour me faire oublier cette histoire mais les choses ne se déroulent pas comme je l’espérais. Lorsque je l’ai dans mes bras, je pense à Charlie, je les compare sans cesse et jamais à l’avantage de Joanna. Elle m’ennuyait, notre relation m’ennuyait et j’allais à nos rendez-vous en trainant des pieds. Au bout de deux mois nous avons décidé, plus elle que moi, de mettre un terme à notre relation et lorsque que les choses furent dites et la situation éclaircie, je me suis senti soulagé.
Un soir alors que je ne m’y attendais plus, Charlie m’a envoyé un message faisant à jamais basculer ma vie. Par égo, j’ai mis trois heures à lui répondre. Mais lorsqu’on en arrive à éteindre son téléphone, le cacher sous l’oreiller, le canapé pour ne pas répondre dans la foulée à une fille qui vous propose d’aller boire un verre, il ne reste rien à sauver. C’est ce que m’aurait dit Alex en tout cas.
Je l’aime trop, je l’ai trop aimé, trop vite, trop intensément mais une fois encore, je ne suis qu’un homme, un pauvre homme désigné pour l’aimer.
J’ai le cœur qui s’envole,
Des mille éclats,
De blessures qui l’ont fracassé.
J’ai le cœur affaibli,
De tant d’amour donné sans retour.
J’ai le cœur lassé,
Des échecs, sans savoir pourquoi,
De mes éternelles peurs,
De ne pas être à la hauteur,
De manquer de profondeur.
Et alors que dans ma jeune âme,
Les muets sanglots,
Etouffent les illusions,
Qui ont survécu au tsunami de mes pertes,
Je reste malgré tout,
La prisonnière impuissante,
De mes pensées positives,
De mes espérances sans fin,
De cette vie,
Que je prétends vivre avec le sourire,
Alors que saigne mon cœur.
Nous nous retrouvons un vendredi soir à la tombée de la nuit dans le quartier des grands boulevards qui semble être son lieu de prédilection. Je suis content parce que Joanna est partie en week-end avec ses copines et son absence m’aide à me sentir moins coupable, moins salaud. Pour me sentir mieux, je me dis que cette histoire avec Charlie est l’affaire d’une nuit. Je pouvais donc me permettre cet écart sans importance ni conséquence. Pour finir de convaincre ma conscience, je me dis que les pires se sont ces mecs qui ont des relations extra-conjugales suivies et qu’une petite incartade ne peut être une faute.
Alex est en retard et je me retrouve seule avec Charlie qui visiblement ne se rappelle pas du tout de moi. J’essaye d’engager la conversation mais elle ne m’aide pas. Elle est accrochée à son téléphone tapant et envoyant des SMS à toute allure.
Alors qu’elle repose son téléphone et que je suis prêt à relancer la conversation, celui-ci résonne et elle m’ignore dans la foulée se consacrant toute entière à ses échanges dont elle ne prend même pas la peine de me parler. Je me fais la réflexion qu’elle est vraiment mal polie et si mon égo n’était pas en jeu, je serais probablement parti en la plantant là avec son téléphone.
Au bout de deux verres, Alex finit par arriver et sa présence détend sensiblement l’atmosphère. Ils ont des choses à se dire et je les laisse parler en essayant de temps en temps de dire quelque chose d’intéressant. Je ne peux m’empêcher de remarquer la rapidité avec laquelle Charlie descend ses verres. Elle boit si vite que j’ai peine à suivre son rythme. Avec l’alcool elle se déride un peu et m’inclut volontiers dans la conversation. Elle essaye de me connaître et commence même à me faire un peu de charme. Une des amies d’Alex se joint à nous et nous allons diner. La soirée se passe agréablement, je me sens bien et de plus en plus proche de Charlie. Elle me tient la main pendant le trajet vers le restaurant, m’imposant un rythme plus lent qui nous éloigne d’Alex et de Zoey. Je suis tellement heureux que je ne vois pas combien son comportement est arrogant. Dans un souffle elle m’ignore et dès qu’elle le décide, elle trouve normale que je sois disponible, prêt à lui tenir la main et à flirter avec elle parce qu’elle l’avait décidé.
Après le diner, Charlie propose que nous allions danser dans un bar où elle a ses habitudes. Alex légèrement éméché a complètement oublié qu’il doit me laisser seul avec elle et c’est à quatre que nous entrons dans le bar. Après avoir commandé une boisson au bar, Charlie nous abandonne et va se déhancher sans vergogne sur la piste de danse. Quelques minutes plus tard, un jeune homme l’a rejoint et l’entraine dans une danse sensuelle. Comme à son habitude, Charlie se laisse faire. De mon côté, je reste assis pas loin du bar à l’observer allumer un autre mec alors que nous avons passé la soirée à nous tenir la main sous la table.
Alors que les minutes s’écoulent et que mes yeux ne peuvent se détacher d’elle, je sens les affres de la jalousie enserrées mon cœur. J’ai du mal à comprendre la violence des sentiments qui me secouent. En effet cette fille n’est rien pour moi, je suis avec quelqu’un pourtant je ne peux la quitter des yeux, et j’ai le cœur en morceau de la voir dans les bras d’un autre.
Au bout d’une heure de torture, elle me rejoint et m’entraine sur la piste avec elle. Apparemment elle en a déjà marre de son nouveau compagnon. Elle bouge sensuellement devant moi et déjà je lui pardonne cet autre homme, je lui pardonne de m’avoir abandonné pendant plus d’une heure pour un autre et alors qu’elle se rapproche tout doucement de moi, je ne rêve déjà que de l’embrasser, de ne l’avoir que pour moi.
Elle m’embrasse avec violence, avec passion, avec force et je ne veux plus qu’elle, ne voit plus qu’elle. Nous dansons collés l’un à l’autre jusqu’à la fermeture du bar. Elle aussi ne semble plus voir que moi. Nous nous chauffons, nous excitons et nos lèvres ne se quittent plus. Lorsque nous quittons le bar, j’ai tellement envie d’elle que je pourrais la prendre là sur le sol dans la rue à la vue de tous. En hâte j’arrête un taxi pressé d’être à l’abri dans mon appartement libre de lui faire toutes ses choses dont je rêve depuis le début de la soirée. Elle se laisse faire. Comme moi elle est prête, elle ne désire que ce qui va arriver. Elle me caresse méchamment dans le taxi sans aucune honte et je dois me faire violence pour ne pas jouir. J’essaye de calmer ses ardeurs mais rien ne semble l’arrêter. Lorsque nous arrivons devant mon immeuble, je paie en hâte le chauffeur et nous montons quatre à quatre les escaliers qui mènent à mon appartement.
Je l’entraine dans la chambre où je lui fais sauvagement l’amour. Elle essaye de tout contrôler mais je ne me laisse pas faire et elle a l’air d’apprécier que je prenne les rennes. Après chaque orgasme, nous recommençons. J’ai l’impression qu’elle ne me suffira jamais et elle est complètement insatiable. Nous finissons par nous endormir après la nuit d’amour la plus longue que j’ai connue dans ma jeune vie. Je la tiens serrée contre moi et depuis ce jour, je ne vis que pour la garder ainsi.